Cacher la vérité aux enfants? Leur parler de guerre?…


La guerre, la violence, l’horreur,…il y a des mots qui décrivent la terreur alors qu’il est difficile de qualifier ce que l’on ressent après les attentats.Il va falloir parler aux enfants, sans

leur cacher la vérité, sans avoir un discours de haine ou de vengeance, afin de ne pas les rendre haineux.

On ne peut pas faire l’économie de certains mots, même si ces concepts nous inquiètent, car l’enfant quel que soit son âge, prend rapidement conscience qu’il se passe des événements inhabituels. Il sera mis au courant à l’extérieur de son foyer, et il paraît plus opportun que ce soit sa famille qui lui parle.

« On a été agressé, il y a des blessés, mais on n’a pas perdu, on est vainqueur car on s’organise contre la guerre, la haine… » Ces mots empêchent de sombrer dans le fanatisme et la vengeance.

Nos enfants apprennent le Vivre Ensemble, même si la paix n’est pas respectée, et apprennent également à être vigilant et à intégrer le risque de répétition des traumatismes, voire à les anticiper.

Echanger avec nos enfants permet de vérifier ce qui les a véritablement choqué (sang, armes, bruits, blessés, …) tout en restant factuel et en étant à l’écoute de leurs questions, car ils ont été certainement touchés par certains éléments. Beaucoup d’enfants ont vu des images terribles et l’adulte ne peut ni les nier ni les minorer.Aussi ,la première action est de parler, de mettre des mots et de dire que la peur est une réaction normale qui permet de se protéger en cas de danger et d’anticiper. Il est important de leur expliquer que le pays dans lequel ils vivent ne cherche pas à se venger, mais ne pratiqu pas non plus la culture de la guerre. On ne vit pas dans un état totalitaire, et que ces attentats vont encourager le peuple à vivre ensemble.

Dire non au terrorisme et s’en protéger c’est une situation complexe pour les enfants, qui sous-entend de pouvoir échanger en se sentant en sécurité affective. L’enfant a besoin de paroles vraies et de la présence rassurante de l’adulte pour se sentir à l’abri face aux attentats et aux actes de guerre, qui font partie désormais de nos vies.La guerre ca n’arrive pas tout le temps, et on en a connu par le passé, ce qui induit des échanges interrelationnels .Sa famille peut être directement touchée et son angoisse monte face aux dangers du monde extérieur.

Les enfants sont sensibles aux changements de leur quotidien, aux situations anormales  que l’on a vécues cette semaine et que les adultes ne peuvent dédramatiser pour éviter la peur. Ce ne sont pas des petits incidents car tuer pour imposer sa dictature c’est du fanatisme qui a lieu dans certains pays mais pas dans le nôtre.

En parlant, en échangeant, on comprend et on prend des décisions pour améliorer ensemble la situation.

Catégories : psychologie des traumatismes

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