Profil du pervers narcissique


Chacun a rencontré au moins une fois dans sa vie, ce genre de profil alliant intelligence, niveau culturel, absence de valeurs morales, égoisme, défense agressive de ses intérêts, égocentrisme, absence d’empathie, mensonge et mythomanie. Cet individu est un « comédien-né », qui s’intègre socialement avec extraversion, orgueil et combativité.

Son esprit « mesquin » l’oriente vers la paranoia et le trait fondamental est un narcissisme plutôt « criminel », car il allie avec perversité le Bourreau et la Victime,par jeu de séduction et d’apparences, afin de s’approprier les qualités de l’Autre.

Ses stratégies et tactiques sont faites de dissimulation, de mimétisme, de division et de cloisonnement. La personne qui partage la vie de cet individu est tour à tour encenser, valorisée et dévalorisée,, soumise à l’induction (suggérer l’idée à l’autre), contredite selon son principe d’autorité, victime de messages paradoxaux, de calomnies et d’insinuations.

Le pervers narcissique est faussement modeste, confus dans ses limites entre soi et l’autre, se pose très fréquemment en victime,crée des relations de dépendance, ce afin d’inhiber la pensée critique de sa victime.

« Je vais me servir de l’autre pour obtenir ce que je veux, ce à quoi j’ai droit, et je vais m’arranger pour que ma victime se sente coupable afin qu’elle ne m’en veuille pas et qu’elle n’ait aucun désir d’indépendance. »

Il cherchera toujours à à pervertir l’objet avec lequel il est en relation, par des procédés déloyaux, afin d’exposer sa cible, la compromettre, car son mode relationnel est nécessairement pervers.

Les signes caractéristiques du pervers narcissique apparaissent au fur et à mesure du processus entamé sur ses victimes : dévalorisation, manque d’humanité, de sensibilité, car elles sont alors vues comme naïves; seuls les résultats comptent » la fin justifie les moyens ».

Promesses non tenues, il sait toutefois et farouchement défendre ses intérêts. Charité bien ordonnée commence par soi-même, et sait faire bénéfice de toute personne rencontrée, instrumentalisée, pour en tirer avantage autant que possible. Il sait ménager ceux dont il a besoin: son conjoint,sa maîtresse, une relation de travail, des relations politiques,….

Il n’est courageux que quand il est sûr de gagner et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de son image narcissique, sinon il est d’une extrême prudence et s’abstient de faire preuve de courage.La notion d’honneur et d’élégance morale lui est inaccessible.

Tout lui est dû, tout doit lui céder, il est un enfant gâté,qui impose son désir immédiat.

L’autre n’existe pas, en tant qu’individu, mais lui est une coque vide qui n’a pas d’existence propre, c’est un PSEUDO, qui cherche à faire illusion, pour masquer son vide.Il n’a jamais été reconnu comme un être humain et s’est construit en miroir pour se donner l’illusion d’exister. Il se branche sur l’autre comme une sangsue afin d’aspirer la vie de l’autre , mais ne peut avoir de relation véritable (dérèglement sexuel, méchanceté, vampirisme,…) sont les conséquences inéluctables de cette structure vide.Il ressent une jouissance extrême à la souffrance de l’autre et à ses doutes, car il prend plaisir à asservir l’autre et à l’humilier.L’autre n’est qu’un reflet et si ce reflet remet en question son système de miroir, la fureur est destructrice.

Incapable de sentiments humains, il est froid et calculateur, tout en montrant une apparence de bons sentiments, de sympathie, une séduction perverse sans affectivité, dépourvu de compassion qui lui permet de ressentir l’intégralité des limites morales entre ce qui est permis ou interdit dans la société.

La haine est chez cet individu un moteur puissant de son action et de son comportement, car il jalouse la plénitude et le bonheur des autres et aime détruire par cynisme la simplicité de toute relation naturelle et saine.

A cause de leur histoire personnelle le pervers n’a souvent pas pu se réaliser, et il est resté prisonnier de sa propre image factice, imposée par des contraintes permanentes ( parents, éducation,…) ce qui explique pourquoi il y a chez lui une agressivité anxieuse, une convoitise, une irritation haineuse qui le rend jaloux du bonheur des autres.L’investissement narcissique de ses parents l’a obligé à donner l’illusion d’exister et d’être conforme à l’image narcissique voulue par eux.

Certaines carences affectives dans l’enfance, enfant surprotégé, chouchouté, qui n’a peut-être pas appris à résister à ses désirs….ou qui n’a pas vu ses propres désirs respectés.

Pour s’accepter, le pervers narcissique doit triompher de l’autre et le détruire, jouissant ainsi de sa souffrance;c’est une perception délirante, car il a en lui un sentiment d’infériorité vis-à-vis de la personne enviée mais haie qui le pousse à convoiter et à avilir.

Il envie la réussite des autres, qui le, met face à son propre sentiment d’échec, sans cesse refoulé, car il n’est pas content de ce qu’il est. Agresser le monde qui est mauvais est un moyen d’éviter la douleur, la peine , la dépression.

Imprévisible, caché dans l’ombre, il n’est jamais sincère et ment avec aplomb, il falsifie, il mélange sincérité, mensonge et franchise.Il aime ainsi avoir une attitude de défi à l’ordre social, une façon de montrer qu’il est toujours le plus fort et qu’il contrôle la situation.Il  ne reconnaît jamais ses torts, ni ses mensonges et a souvent une composante mythomane, car il craint la réaction négative de l’entourage, la dévalorisation, et il entretient sa mythomanie en se mentant à lui_même, sur sa valeur, il croit à ses mensonges, c’est un « comédien-né » car ses mensonges sont une seconde nature.

Sa palette de personnalités , d’émotions feintes est sans cesse renouvelée.

Fin psychologue, il est apprécié au premier abord, car il paraît extraverti, sympathique, séduisant. Il a le talent pour retourner l’opinion en sa faveur et emporter l’adhésion à ses idées.

Les pervers narcissiques sont-ils fous?

Sont-ils des psychotiques sans symptômes?

L’expression pervers narcissiques est utilisée en psychopathologie pour désigner des individus présentant une personnalité marquée par un narcissisme exacerbé, et des traits de perversion.

Sadique, paranoîaque, mesquin,il laisse son entourage espérer qu’il peut changer et qu’il s’amende sincèrement d’avoir trompé, triché, fait souffrir, …..il endort ainsi la méfiance et en fait plus aisément des dupes!Mais la logique perverse ignore l’Autre car autrui n’existe pas , il est seulement utile; Le pervers a besoin de l’énergie de l’autre pour combler le vide de sa propre existence.

« Un pervers narcissique ne se construit qu’en assouvissant ses pulsions destructrices » MF HIRIGOYEN

Il a peur de la solitude,il préfère voler les qualités morales que les biens matériels: la joie de vivre, la sensibilité, l’aptitude à la communication, la créativité, les dons musicaux,….et il a tendance à s’emparer d’une idée et de la faire sienne.

S’il était plus modeste, il serait dans l’échange vrai et intense….Mais ce qui l’intéresse c’est ce que les autres possèdent qu’il n’a pas et qui serait un plaisir dans sa vie, désir d’appropriation d’ordre social, comme par exemple un partenaire qui l’introduira dans un milieu qu’il envie ( bourgeoisie, milieu intellectuel, artistique,….) et qui sera un faire-valoir qui lui permettra d’accéder au pouvoir….Par cette démarche il s’est attaqué ensuite à ce faire-valoir, cherchant à détruire en lui l’estime de soi et la confiance en soi, afin d’augmenter à ses yeux sa propre valeur.

En conclusion, le pervers narcissique ne peut se passer de l’autre même s’il n’est pas un alter-ego respecté, qui aurait une existence, seulement un reflet de lui-même.Dans le monde du travail, ou dans la vie quotidienne, chacun risque d’être confronté à ce profil, dont les conséquences sur un plan psychique, peuvent s’avérer insoutenables : stress, angoisse, dépression, troubles psychosomatiques….démission, baisse des performances cognitives, épuisement,etc….

On peut citer différentes modalités comportementales :

-non respect de la fonction, du rôle, du statut

-mélange du registre professionnel et personnel

-humeurs influant la conduite

-pas de remise en cause

-responsabilité des erreurs à l’autre

-climat de menace

-atteintes psychiques et non respect de l’altérité

-non respect de la loi

-objectifs à atteindre sans donner les moyens adéquats

D’où l’impression des victimes qui les ont rencontré d’être niées dans leur individualité et leurs qualités.

Si l’on veut qu’il change, il faut qu’il subisse une choc violent et des épreuves importantes, de déstabilisation de la très haute conception qu’il a de lui-même. Et surtout le convaincre qu’à la longue l’éfficacité de ses mensonges et de ses tactiques va s’émousser. C’est seulement ainsi qu’on pourra espérer le voir, peut-être évoluer favorablement !……..

 

 

Catégories : Non classé, trouble du comportement

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