Ces amours qui font mal


Vous vivez une relation douloureuse, compliquée, et quelque chose ne colle pas, mais quoi exactement?

Seriez-vous tombé sur quelqu’un qui a peur de l’amour, une personnalité perverse? Ce bourreau vous brise le coeur, mais quelle est votre part de responsabilité dans ce choix?

On se laisse humilier, maltraiter, rabaisser, violenter,….que si l’amour de soi s’est perdu dans l’enfance. L’estime de soi c’est se sentir digne d’amour et de respect, quels que soient nos performances et nos échecs. Ce déficit d’amour de soi nous a rendu plus tolérants que d’autres à la maltraitance. Sans amour de soi, nous sommes dépouillés de ce garde-fou qui, au premier geste , au premier mot inadmissible provoque un sursaut ferme et irrévocable: « on ne me traite pas ainsi! »

Le manque d’amour de soi, le fait d’être déconsidéré est le fait de dédaigner ses propres besoins. La crainte en rencontrant un partenaire amoureux, est de ne pas être aimé, ou cessé de l’être.

Sans estime même un partenaire de bonne volonté manquera d’équité.

Nos relations d’amour s’améliorent quand nous apprenons à nous aimer davantage, à occuper la moitié de la place dans le couple, à nous faire considérer à égalité. Sans agressivité qui souvent vient du doute, et avec conviction. Quand nous sommes certains de notre bon droit, nous savons exprimer nos positions, nos désirs avec calme, précision, fermeté,….Encore faut-il savoir ce que nous voulons ou ce que nous ne voulons pas. Lorsque notre boussole faussée par des consignes d’invisibilité ou de sacrifice héritées de l’enfance nous pousse à donner trop, il peut être utile d’appliquer la loi du ‘donnant-donnant’, car elle présente l’avantage de constituer un bon repère d’équilibre relationnel.

Sinon, nous donnons trop en attendant le retour de ce ‘bien déversé » et nous espérons forcer l’amour. Nous essayons par générosité et sollicitude nous rendre unique et indispensable, mais ceux qui n’ont rien demandé refusent le jeu. il s »ensuit de l’amertume et de l’agacement.

Un peu d’égoisme et d’affirmation de soi allégerait la relation. Personne n’aura de dette car trop peu de parité dans les échanges amoureux engendre de l’attente et de la dépendance. Qua,d notre éducation nous a appris ce qu’est l’amour, la tendresse, l’affection,…la crainte de l’abandon et du rejet existe, mais sans excès.

Nous savons avoir confiance et dire sans crainte nos besoins, nos désirs.En revanche, quand nous n’avons pas pu être nous-mêmes sans faire scandale, sans être considérés comme des ingrats, il est difficile, adulte, de nous affirmer dans la relation amoureuse. Or, il y a 2 risques à ne pas exister:

-le premier laisse s’installer des malentendus, rancoeurs, insatisfaction, broutilles qui forment des volcans qui explosent en rupture.

-le second est de fabriquer ce que nous redoutons le plus , à savoir, le désamour et le désintérêt.

Pour être aimé il faut s’adapter à l’autre et essayer de devenir « ce qu’il veut que je devienne » Cette optique caméléon finit par rendre ennuyeux, sans couleur, sans saveur, en cachant sa véritable personnalité. Cela nous rend fade, sans échanges, sans intimité, et sans confrontation d’où naît l’enrichissement. Priver l’autre de sa personnalité, il n’ose plus avoir de désirs, de besoins, de projets,…

Il ne sait plus ce qu’il est, ce qu’il veut, ce qu’il peut,…. La dernière raison pour laquelle il faut absolument surveiller le niveau de son propre amour, de sa confiance et de son estime de soi ( comme on regarde le niveau d’huile de son moteur) c’est que ces amours douloureuses menacent fort votre joie de vivre. Rabaissé, humilié, l’autre fait porter le chapeau de toutes les crises de couple. d’autres fois, la victime porte les incompétences affectives de son partenaire qui ne peut ou ne veut pas aimer.

Rendu responsable d’avoir le coeur sec, accusé de ceci ou de cela…le partenaire n’est pas assez aimable à son goût, alors que seule l’aridité sentimentale et seule en cause. Difficile alors de ne pas se sentir « vieux, moche, foutu,  » quand la passion de notre vie vient de nous plaquer! Quand nous désespérons de l’amour et de nous -même, penchons-nous sur la confiance en soi, le savoir capable de faire….la vision de soi,(avoir une juste notion de ses qualités et de ses défauts) afin de les accueillir avec bienveillance.

Il est urgent de doper notre propre bien-être, nous avons besoin de toute notre confiance en nous pour vivre le bonheur d’aimer, pour surmonter le malheur de n’être pas apprécié, car nous avons besoin de séduire. Car notre manière de nous accepter tels que nous sommes avec nos limites et nos possibilités fait notre séduction. en effet, pour plaire il faut se plaire , pour inspirer le désir, il faut se sentir désirable.

Dans les bacs à sable, les enfants veulent toujours le seau et la pelle du voisin. Ils veulent devenir lui, entrer dans sa peau et éprouver SON bonheur de faire des pâtés. Pour trouver l’amour, pour séduire des êtres sains et joyeux, il faut apprendre à craquer dans la vie. Alors on viendra vous emprunter pelle, seau et beaucoup plus si affinités.

Cherchons l’amour mais en ayant la sagesse de ne pas lui demander plus qu’il ne peut donner, telle est sans doute la clé d’une vie heureuse à deux.

Encore faut-il trouver le partenaire sur la même longueur d’ondes….Si aimer consiste à être ensemble pour célébrer la vie, certains refusent d’être ensemble et d’autres de célébrer la vie: les premiers refusent le couple, les seconds le bonheur!

Nous avons aujourd’hui plus d’alternatives que partir, on peut se quitter mais rester bons amis, on peut se séparer et se retrouver plus tard,….ne soyons pas trop pressés d’aimer, car notre erreur est rarement d’aimer trop fort, mais d’aimer trop vite. L’amour vient en son temps, et par étapes.

Appliquons à l’amour ce fameux principe de précaution qui rend disponible mais sans aveuglement ni précipitation.

Catégories : conjugalité

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