La théorie de l’engagement


Quand on prend une décision, elle n’est généralement pas isolée de ce qu’on est en règle générale et elle conditionne la suite de nos agissements. Si une décision est mauvaise, on a tendance à vouloir persévérer parce qu’on s’est investi. Et plus une action me coûte ( en temps, argent, volonté) plus elle va m’engager.

Je prends une mauvaise décision sans m’en rendre compte. Et plutôt que de la remettre en question, dès que je m’aperçois qu’elle pose des problèmes, je préfère persister, continuer à m’engager, quitte à perdre beaucoup et à aggraver la situation. C’est ainsi qu’on se retrouve piégé. On perd finalement encore plus en s’obstinant qu’en s’arrêtant à temps.

La personne qui manipule doit mettre sa « victime « dans une dynamique qui va l’engager pour la suite. On lui demande par exemple un petit service qu’elle ne peut qu’accepter et lorsqu’on lui en demande un plus grand juste après, elle ne peut donc pas refuser. On a réussi à l’amener à prendre une décision et elle ne peut plus faire marche arrière….

Mentir

Même si on sait qu’il ne faut pas mentir, on a tous de bonnes raisons de le faire, de travestir, de cacher la réalité ou d’omettre certains détails. On agit de la sorte pour être bien vu, pour plaire, pour se tirer d’un mauvais pas, pour influer sur l’autre. C’est une façon de manipuler , il faut cependant être vigilant pour ne pas être démasqué!

Les gros mensonges servent à dissuader l’interlocuteur d’en savoir plus . Ils doivent être indiscutables et disculper complètement. Attention car en allant trop loin dans l’affabulation, certains mensonges deviennent invraissemblables.

Quand on dit la vérité, en général on n’a pas besoin de se justifier ou de partir dans des explications. Faire de même quand on ment est une technique de manipulation qui incite à ne pas s’étaler, ou à partir dans des explications, des détails, des informations . Se montrer suffisamment sûr de soi implique qu’on ne sera pas questionné….ce que fait souvent le menteur!

Oeil pour oeil, dent pour dent

Le principe est simple, une personne nous fait grâce de quelque chose, il faut lui rendre en retour.Cette règle de politesse est un principe en cours dans toutes sociétés humaines et s’applique à tous les échanges, c ‘est le principe de cohérence de toute société qui permet de vivre ensemble. mais cela peur être ressenti comme une obligation et on peut refuser de l’aide pour ne pas se sentir redevable .Car il est plus facile de refuser un avantage que de ne pas s’acquitter de la dette naturelle qui en découle.Des dettes peuvent être créées sans que personne s’en aperçoivent . Le don n’est pas forcément matériel, il peut être plus abstrait, ce peut être du temps, de l’attention.

La technique de manipulation de la porte au nez repose sur ce principe de la réciprocité. On fait une demande coûteuse à quelqu’un qui ne peut que refuser, et se sent alors coupable. Il est donc prêt à accepter la seconde demande qui est celle souhaitée réellement . Chacun a l’impression d’avoir fait un effort!

Le sage change d’avis, le sot s’entête

Quand je prends une décision , elle n’est généralement pas isolée de ce que je suis en régle générale et elle conditionne la suite de mes agissements. Si une décision est mauvaise, j’ai tendance à vouloir persévérer parce que je me suis investie. Et plus une action me coûte en argent, en temps, en volonté, plus elle va m’engager.

Je prends une mauvaise décision sans m’en rendre compte , et plutôt que de la remettre en question dès que je m’aperçois qu’elle pose des problèmes, je préfère persister, continuer à m’engager , quitte à perdre beaucoup et à aggraver la situation.C’est ainsi qu’on se retrouve piégé et on perd finalement plus en s’obstinant qu’en arrêtant.

La personne qui manipule doit mettre sa « victime » dans une dynamique qui va l’engager pour la suite.On lui demande par exemple un petit service qu’elle ne peut qu’accepter et lorsqu’on lui en demande un plus grand, elle ne peut donc pas refuser. On a réussi à l’amener à prendre une décision, et elle ne peut faire marche arrière!

Quand il y a relation d’autorité ou trop grande emprise, le sentiment de liberté du sujet est menacé. Il sent sa liberté d’action en péril. Aussi pour récupérer ce sentiment, il va agir contrairement à vos désirs affichés. Pour le manipuler, il va falloir dons lui laisser entendre qu’il est totalement libre dans les décisions qu’il va prendre.

Cette décision de résister provoque un phénomène d’engagement. Il sera proportionnel à l’emprise que ressent le sujet. Plus vous insisterez plus sa volonté d’aller à l’encontre de vos désirs sera forte. C’est le concept de réactance. Pour le contrer; demandez l’inverse de ce que vous désirez pour qu’il vous donne ce que vous vouliez au départ , par réaction.

Il s’agit d’une lutte pour la liberté. Si le sujet découvre qu’il s’est fait avoir, sa réaction risque d’être forte et votre relation risque ‘d’être mise en danger. N’oubliez pas que si vous avez recours à cette technique, c’est qu’il y a un déséquilibre dans la relation, la personne a l’impression que vous êtes une menace pour sa liberté.

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