Emotions et hypersensibilité


Voici 4 attitudes symptomatologiques d’une mauvaise gestion des émotions. Une boîte à outils est indispensable pour les hypersensibles afin qu’ils apprennent à utiliser le self-contrôle; le lâcher-prise,….

 

VOUS ETES INHIBE: impossible de vous laisser- aller et vous passez souvent pour un indifférent, égoiste, blasé, insensible,…et les rapports avec les autres sont, certes stables, mais totalement dénués d’affectivité.

Vous prenez pourtant sur vous afin de n’exprimer ni colère, ni peur, ni chagrin, mais derrière ce masque se cache une personnalité hyperémotive, qui se protège.

1-Pensez à intégrer les gestes à la parole car 90% des messages affectifs passent par l’expression du visage et du corps.Prendre ceux qu’on aime dans ses bras, sourire,….en disent plus long qu’un grand discours!

2-Acceptez vos propres mouvements internes: quand un enfant a peur du loup, cela ne sert à rien de lui dire qu’il n’y a plus de loups dans nos forêts. La bonne attitude est de lui demander ce qu’on peut faire pour le rassurer. Il n’y a pas de honte à éprouver des émotions, car elles ne représentent aucun danger pour nous, au contraire, elles sont des guides dans notre vie.

3- Ecrire un journal intime:  c’est un bon entraînement pour mettre en mots ses expériences affectives, ses préférences, ses tensions, ses désirs,….car l’expression narrative fait revivre les émotions et permet une élaboration mentale. Pratiquer une activité artistique développe sa créativité, comme la musique ou le chant qui sont l’expression même des émotions.

LE TRAC VOUS PARALYSE: trous de mémoire, sueurs, tremblements, hésitations, rougeurs, boule dans la gorge, affolements,….plus un mot sensé ne sort . Totalement engourdi par le trac, la panique vous envahit, notamment si les enjeux sont importants.Vos scénarios catastrophes internes vous font perdre tous vos moyens. Mais quelle expérience négative passée remonte à la surface au moment de la crise de panique. Chaque situation stressante renvoie à une situation déjà vécue dans le passé, dans l’enfance et est non résolue sur le plan psychique. Les vieux sentiments refoulés sont alors réactivés.

1- Apprenez à respirer, à vous concentrer sur votre respiration, car il suffit de quelques minutes de concentration pour installer un rythme respiratoire régulier et profond. Allongez les expirations et raccourcir les inspirations afin de neutraliser vos sensations internes.

2- Utilisez la technique d’ancrage: à chaque montée de stress, visualisez une expérience de réussite passée qui fera renaître le plaisir et la confiance en soi, qui y sont associés. L’ancrage positif permet de lutter contre l’auto-dévalorisation et l’anticipation d’un scénario catastrophe.

3- Préparez-vous avant l’épreuve: envisagez toutes les hypothèses possibles, imaginez les questions prévisibles et définissez vos centres d’intérêts pour mieux juguler l’impact émotionnel.

4- Regardez votre interlocuteur entre les 2 yeux, en fixant un point invisible, ainsi vous pouvez vous concentrer sur ce que vous dites, sans extrapoler sur ce que vous lisez dans son regard.

VOUS ETES « SOUPE AU LAIT »: une foule de micro-contrariétés vous énervent chaque jour, ce qui vous pousse à exploser, hurler, ….et provoquer des drames quotidiens. Manquent de self-contrôle, vous vous laissez déborder par votre agressivité.

1- Evitez la » collection de timbres « , petites rancoeurs, colères successives, qui mènent forcément au clash, et font déborder le vase. En disant à ceux qui vous contrarient dans la journée qu’ils exagèrent et vont trop loin, vous éviterez qu’une rage disproportionnée s’abatte sur l’innocente victime. Piquer une colère, ce n’est pas interdit, au contraire, à condition de le faire avec la bonne personne, au bon moment, pour de bonnes raisons et à la bonne dose!

2- Enoncez clairement ce que vous ressentez: nommez votre souffrance, votre colère au lieu de juger ou d’accuser l’autre et cela permet un véritable échange et la recherche de vraies solutions.

3- Faites des pauses « cortico-thalamiques »: en différant vos réactions, pour laisser le temps à votre cerveau de prendre la situation en mains. Oeuvrez sur votre plexus, respirez profondément, gardez l’air quelques instants avant d’expirer à nouveau. Fermez les yeux, coupez-vous des autres pour alléger la pression momentanément. Pratiquez la cohérence cardiaque.

4- Dialoguez: la méthode XYZ est efficace …..

exemple: « quand tu as fait X, j’ai ressenti Y, et j’aurai préféré que tu fasses Z ».

« quand tu m’as dit que j’étais rentré trop tard, je me suis senti coupable d’être un(e) mauvais(e)conjoint(e), j’aurai préféré que tu me prennes dans tes bras, et que tu me réconfortes…. »

5-Tendez des perches, pour savoir ce qui ne va pas chez l’autre.

VOUS ETES HYPERSENSIBLE: l’enfer, c’est les autres! A la moindre réflexion qui chatouille vos complexes, vous voilà piqué au vif! L’hyperréactivité aux autres, la sensibilité épidermique aux remarques, aux critiques, ou aux compliments vous poussent à tolérer difficilement les relations sociales.

1-Apprennez à vous décentrer, à ne pas vous soucier trop de ce que pensent les autres de vous, sinon vous allez vous maintenir dans des situations de dépendance, et vous faire régulièrement manipuler. Mieux vaut utiliser vos capacités naturelles d’empathie et changer de perspectives. Vous mettrez ainsi de côté vos mécanismes projectifs et éviterez les malentendus et conflits.

2- Cessez de croire qu’en acceptant tout des autres, ils nous aimeront davantage! Au contraire, mieux vaut parfois déplaire ou déranger car être aimé de tous est impossible, car les antipathies, rivalités, incompatibilités d’humeur existent . Plus on en a conscience, ^moins on se laisse déboussoler par les autres !

3-Repérez les déclics, les paroles qui déclenchent systématiquement en nous des réactions excessives et listez vos points forts et faibles et vous permettent de vous déconnecter et ne pas vous laisser envahir par vos émotions négatives. Evitez vos pensées catastrophiques qui parasitent l’esprit et font considérer la vie d’un oeil pessimiste. Evitez vos pensées absolutistes qui vous intiment des ordres en vous projetant vers ce qui devrait être , et vous fait subir une autocritique permanente, culpabilisante, qui entretient votre anxiété.

C’est tout un art que de gérer son hypersensibilité et cela ne se fait pas en un claquement de doigt.

Gérer ses émotions, c’est s’obliger à prendre de la distance, à lutter contre son empathie, par effet de miroir, à s’obliger à lâcher-prise, et à arrêter de tout vouloir comprendre. On ne peut avoir de l’emprise sur tout , certaines choses nous dépassent, et ce n’est pas si grave!

L’échec n’est jamais une fin en soi, la peur de rater, d’être nul, ….c’est peut-être un bien pour soi, car on apprend de ses échecs, et on se surpasse.

L’hypersensibilité rend susceptible, car le manque de confiance en soi, rend faible. Une remarque, quand elle ne passe pas par le filtre des émotions négatives peut déboucher sur un dialogue avec l’autre sans se sentir accusé!

Contrôler ses émotions, c’est parfois impossible pour l’hypersensible, car il lui faut une boîte à outils pour parvenir à calmer ses angoisses.

Alors, pour vivre dans le bonheur, dès maintenant, pour arrêter de  » se prendre la tête », soyons plus détendu face à la vie, et à ses aléas, et cultivons ce cercle vertueux qu’est le bonheur, pour rayonner et attirez ainsi les autres, car la joie est communicative. Pour être heureux, il faut le vouloir, il faut appréhender la vie sous un jour positif, apprendre l’optimisme avec motivation, en le cherchant en soi.

Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous arrive mais de la façon  dont nous percevons ce qui nous arrive.

Cessons de nous mettre en position de victime, et prenons -nous en main!!!

« IL n’y a point de chemin vers le bonheur, le bonheur, c’est le chemin ».

Lao Tseu

 

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