CONFINEMENT et DEPENDANCE AFFECTIVE


Pourquoi votre besoin d’affection peut-il s’accentuer avec le confinement?

Car vous avez un besoin irrévocable de l’affection de votre conjoint, et vous vous sentez incapable de supporter la solitude, car le confinement accentue ces ressentis. Nous sommes obligés de rester confinés, ce n’est pas librement consenti que nous vivons cette épreuve, voilà pourquoi la frustration est encore plus grande.

L’amour, ce sentiment si intense, qui pousse les êtres humains à faire des choses folles, est enfermé, et le dépendant affectif, qui ne sait vivre que pour l’Autre, au point de se négliger soi-même, à force de donner toute son énergie à son compagnon, ou à sa famille, et tout son temps, se retrouve seul face à lui-même et s’ennuie, car il ne sait pas s’aimer et prendre soin de sa personne. Sa vie n’a de sens qu’à travers l’Autre, investi et idéalisé du pouvoir de soulager ses souffrances. Insatiable, il ne se sent jamais assez aimé, et le confinement ravive l’abandon ou le rejet.

La peur de déplaire, d’être mal jugé, gouverne ses interactions sociales , les angoisses sont quotidiennes , il se sent désemparé si l’Autre ne lui accorde pas le temps qu’il espère.

Une relation saine, ça ne rime pas avec » oubli de soi », avec » tout donner, » avec « incapable de rester seul »….Et durant cette période de confinement l’ennui règne dans de nombreux foyers.

-Pour les couples, le confinement a pu sonné l’heure du rassemblement, on passe du temps ensemble, on se retrouve et c’est un rêve! Mais après quelques semaines….l »idylle devint-il cauchemar?

-Pour les jeunes qui ont quitté le nid familial pour faire des études, et décident de rentrer à la maison familiale pour le confinement, au départ c’est une joie pour tous, on se retrouve! Puis on prend conscience qu’on n’a plus les mêmes rythmes ni les mêmes centres d’intérêts. L’étudiant se retrouve « le petit garçon ou la petite fille  » de la maison, mais ce n’est plus la réalité ni pour les jeunes ni pour les parents, notamment quand il n’y a pas de dépendance affective.

-Pour les amoureux séparés, l’ennui, la tristesse, se manifestent car la personne dépendante de l’Autre attend que son partenaire la rende heureuse, et si il n’y parvient pas, il crée un mal être . Ce mal être n’est pas lié à l’absence de l’Autre mais à l’incapacité qu’a le dépendant de vivre seul notamment quand il est accompagné. Il ne le tolère pas et renvoie la faute à l’Autre. S’il est malheureux , s’il ressent un grand vide intérieur c’est de la faute du conjoint qui est absent et incapable de le soulager de ce mal de vivre seul!

La dépendance affective conduit inexorablement aux conflits conjugaux et aux séparations très douloureuses pour celui qui se sent abandonné, car il subit ce qu’il craint le plus: le rejet. Et l’Autre qui est rendu coupable ne peut que s’en aller pour retrouver sa liberté et son intégrité.

Etre dépendant affectif, c’est ressentir un amour si fort qu’il peut se transformer en haine. On parle d’infantilisation car le conjoint dépendant perd ses moyens et son autonomie et demande au conjoint de jouer le rôle de la mère. Sil n’y parvient pas , il devient un mauvais objet car il ne sait pas soulagé le dépendant et la souffrance existe alors chez les deux partenaires. Il faut un sevrage, et l’Autre souvent s’en va afin de retrouver sa liberté et son intégrité. Le sevrage, c’est apprendre à vivre seul, sans dépendre de quiconque, c’est se sentir (re)devenir autonome.

 

Actuellement, durant le confinement, nous les psychologues, pratiquons des visioconsultations et nous nous mettons à la disposition des personnes en difficultés et en souffrance, car le confinement est une période très difficile à surmonter.

N’hésitez à prendre RV sur DOCTOLIB, Par téléphone, COVID-ECOUTE, plates-formes et nous serons là pour vous écouter et vous accompagner.

Courage

Protégez-vous!

 

 

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